
Naissance d'un opus
Passionné de musique, et spécifiquement de jazz, Stéphane aborde son métier en suivant le fil qui l’avait tant séduit dans le jazz.
« Il y a la technique, il y a la grille, et tout ce que l’on prépare et travaille. Puis, il y a la magie de l’instant, où rien n’était prévu et où quelque chose se passe, se transforme. J’ai retrouvé dans mon métier de vigneron cette nécessité de jongler entre maîtrise et lâcher-prise ».
Le terroir, le travail de la vigne, la récolte, le vieillissement des moûts, la vinification : tous ces éléments, toutes ces étapes vont donner naissance au vin. Aux vins. Chaque Champagne est une proposition singulière, la rencontre de la partition et de la part d’improvisation inhérente à la création.
Chromatique, Lydien, Mixolydien, Dorien : 4 cuvées dont les noms sont empruntés au lexique musical. « Comme l’a dit Miles Davis, jouer en modal permet l’infini. Chaque mode pose une atmosphère spécifique au morceau, comme le terroir pose la base du vin. L’improvisation va donner à chaque interprétation une couleur différente ; comme une campagne culturale colore chaque vin. Sur une même base, une multitude de propositions peuvent naître. »
En juillet 2021, Stéphane assiste à un concert de Léon à la médiathèque d’Epernay. C’est une évidence. « L’idée que des morceaux de jazz racontent mes cuvées était là depuis longtemps. La question du ‘comment’ demeurait entière. D’un coup, j’ai su ! ». Il contacte donc Léon et lui propose une collaboration. C’est un grand oui ! Léon vient déguster les vins de Stéphane, et le projet se dessine : ce sera un opus spécial, quatre morceaux créés par le quintet, directement inspirés des quatre cuvées. « No pain No Champagne » est né.
Bonjour
Stéphane et Léon
Léon, né en 1991, artiste franco-suisse de renommée internationale, originaire d’Aÿ-Champagne, amateur de vins et de Champagnes.
Stéphane, né en 1981, vigneron champenois, originaire du Mesnil-sur-Oger, passionné de jazz et de saxophone.
Deux hommes, deux passionnés, deux univers, et une rencontre qui semble évidente, au croisement de tout ce qui les réunit ! « Nous avons de nombreux points communs et partageons beaucoup. Déjà, une admiration et un respect réciproques. Et finalement, une manière d’aborder nos créations qui se ressemble beaucoup ! » expliquent les deux hommes. «En fait, on se comprend. Il y a vraiment quelque chose de très partagé entre nous. C’est en cela que ce projet est bien davantage qu’une rencontre artistique et professionnelle. C’est une rencontre humaine.»
Et clin d’oeil : ils avaient le même professeur de saxophone, à l'école de musique d’Epernay !

Une cuvée, une compo

